jeudi 1 janvier 2026 - 14:02
Notre nation est confrontée à une épreuve universelle qui teste la loyauté à la wilayat divine

Hawzah / L’Ayatollah Mohsen Araki, membre du Conseil supérieur des séminaires religieux d’Iran, a affirmé que la nation iranienne et le front de la résistance traversent une épreuve globale économique, spirituelle et médiatique voulue par Dieu pour éprouver la foi des peuples.

Qom (A.P.Hawzah) - Lors de la clôture du congrès annuel des responsables des affaires sociales et politiques des séminaires religieux d’Iran, l’Ayatollah Mohsen Araki, membre du Conseil supérieur des séminaires, a affirmé que la Révolution islamique marque le début de la formation d’une « nouvelle communauté islamique ». Selon lui, la nation iranienne, les séminaires et le front de la résistance traversent aujourd’hui une épreuve globale économique, spirituelle et médiatique que seuls la foi, la patience et la fidélité à la seigneurie divine permettront de surmonter.

S’appuyant sur les enseignements du Coran, l’Ayatollah Araki a rappelé que les épreuves divines touchent aussi bien les biens matériels que la sécurité et la foi des croyants. Il a dénoncé l’ampleur croissante de la guerre culturelle et médiatique menée, selon lui, par les puissances hostiles visant à affaiblir la foi et l’identité spirituelle des peuples musulmans.

Abordant la notion coranique de chirk (associationnisme), le dignitaire chiite a expliqué que le polythéisme ne se limite pas à l’adoration d’idoles, mais s’étend à l’acceptation de toute autorité politique ou morale non-issue de Dieu. Ainsi, choisir la wilayat al‑taghout (domination impie) plutôt que la « wilayat allah » constitue, selon lui, une épreuve cruciale de l’époque contemporaine.

L’Ayatollah Araki a relié ces notions à la tradition abrahamique de l’épreuve, soulignant que la fonction d’imamat ne se conquiert qu’au prix de sacrifices extrêmes, comme ceux d’Abraham dans l’épreuve du sacrifice de son fils. Il a ensuite développé le concept d’ « imamat social », selon lequel la communauté, à l’image de son guide spirituel, doit atteindre un niveau de maturité et de responsabilité morale qui lui permette de devenir un modèle pour les autres nations.

Se référant à l’histoire islamique, l’Ayatollah a évoqué les trahisons du premier islam envers le Prophète et l’Ahl al‑Bayt, culminant dans la tragédie de Karbala, qu’il considère comme une leçon éternelle sur les dangers de l’abandon de la légitimité spirituelle. Dans ce sens, il voit dans la Révolution islamique d’Iran la manifestation du « peuple de remplacement » annoncé par le Coran : une communauté de résistance, de foi et de dévouement.

Enfin, Araki a insisté sur la dimension messianique de cette épreuve historique, estimant que les Iraniens, peuple de l’Arbaïn et des martyrs, sont appelés à prouver leur constance jusqu’à l’arrivée de l’Imam al‑Mahdi. Supporter les sanctions, la guerre psychologique et les épreuves économiques seraient, selon lui, le prix nécessaire pour garantir la victoire finale de la foi et la réalisation du projet divin à la fin des temps.

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